Les Villages

G. Grovlez

Il y a de grands, soirs où les villages meurent.

Après que les pigeons sont rentrés se coucher,

Ils meurent, lentement, avec le bruit de l'heure

Et le cri bleu des hirondelles, au clocher…

Alors, pour les veiller, des lumières s'allument,

Vieilles petites lumières de bonnes sœurs,

Et des lanternes passent, là-bas, dans la brume…

Au loin le chemin gris chemine avec douceur…

Les fleurs dans les jardins se sont pelotonnées.

Pour écouter mourir leur, village d'antan,

Car elles savent que c'est là q'elles sont nées

Puis les lumières s'éteignent, cependant

Que les vieux murs habituels ont rendu l'âme,

Tout doux, tout bonnement, comme de vieilles femmes.