Arabesque
J. Pénavaire
A mes regards, comme un étoile,
Dans l'azur sans fin,
Djalma, la brune, sous ton voile,
Tu parais soudain.
Près du palmier qui se balance
A frémi ton chant,
Qu'au loin redit la voûte immense
D'où la nuit descend.
Dans une extase qui te grise,
Enfant des déserts,
Tu vas te perdre avec la brise
Au milieu des airs.
Oui, je te vois, comme en un rêve,
Enivrant et doux;
Mon cœur palpite, se soulève
De ton cœur jaloux.
Ce chant profond que dit ta lèvre
Au déclin du jour
Allume en moi l'ardente fièvre,
D'où jaillit l'amour.
Tu pars, cruelle... tout s'efface!
Avant le matin!
Ta voix encor jette à l'espace
Un écho lointain.