Ô portes

M. d'Ollone

0 portes, où mon cœur a si souvent battu

Si vite, sans ces pleurs que la mémoire éveille

Je vous vois de nouveau. La ville encor sommeille

Sur la rue un parfum de prés est répandu

J'entends un gazouillis léger d'oiseaux je vois,

Entre les deux longs murs qu'aucun feu ne colore,

Le pâle sentier bleu de la première aurore,

Et pense aux premiers ans, et toujours pense à toi.

Je te bénis j'entends des mots doux et divins

Sur ta lèvre en ton œil l'amitié brille heureuse,

Et presque sans, souffrir d'angoisse douloureuse,

Je rêve que ma main est pressée en tes mains.