Sombre maison
M. d'Ollone
Sombre maison, près des murailles de laquelle
Je reviens, dans la longue et la maussade rue
Portes, où tant de fois j'attendis, l'âme émue,
Le cœur battant, sa main à l'étreinte fidèle,
Sa main qui de ma main ne sera plus serrée
Me, voici devant vous, car le sommeil me fuit,
Et, comme un criminel qui se glisse en la nuit,
Des premières blancheurs je vois l'aube éclairée.
Hélas! il n'est plus là mais voici qu'alentour
S'élève la rumeur lointaine de la vie,
Et lugubre, à travers le brouillard et la pluie,
Sur cette morne rue a point le blême jour.