Schumann et Schubert
T. Lee
Certaines parties pour violoncelle de Schumann
l'avaient positivement laissé haletant et étranglé
par l'étouffante boule de l'hystérie; mais c'étaient
surtout des lieders de Schubert qui l'avaient soulevé,
jeté hors de lui, puis prostré de même qu'après
une déperdition de fluide nerveux, après une ribote
mystique d'âme.
Jamais, sans que de nerveuses larmes lui montassent
aux yeux, il n'avait pu se répéter «les Plaintes
de la jeune fille», car il y avait dans ce lamento,
quelque chose de plus que de navré, quelque chose d'arraché
qui lui fouillait les entrailles, quelque chose
comme une fin d'amour dans un paysage triste.