Ce qu'entendent les nuits
H. Munktell
Une voix chante au loin et nous appelle:
voix des vallons et des bois joyeux.
C'est le printemps aux caresses trop brèves;
en cette nuit de mai, nos cœurs soient heureux! puis jamais!
Sur ton front je pose le voile d'épousée
et des violettes où tremble la rosée;
que leur parfum sous la brise s'exhale
en la divine nuit! puis jamais!
Des champs s'élèvent des voix frémissantes,
mais plus haut s'élève la voix de mon cœur.
Penche! et t'enivre du trouble d'aurore
que vibre l'âme, une fois... puis jamais!
Oh! berçons-nous à l'extase infinie
où nous retient la clémence des nuits.
Hâte ma joie, prochain est le jour!
En cette belle nuit, aimer!... puis jamais!