Exil d'amour
H. Munktell
Un soir j'allai vers les grands bois, les bois profonds et sourds;
sur moi brillaient les astres d'or au sein des cieux cléments...
Il m'en souvient encor des doux effrois calmés...
Alors j'ai fait à ton cœur serments que mon cœur n'oublie.
Beaux yeux où penchaient mes yeux! Lèvre au parler si doux!
c'est vous les coupables du rève où je succombe.
C'est vous la cause aussi, voix des oiseaux heureux!
charme infini des nuits! si je languis d'amour...
Ici ne peux plus demeurer, adieu, ma douce fleur!
Que du ciel bleu les anges purs se penchent sur tes pas.
Déjà, c'est trop tarder...adieu mon seul désir!
Mamie, s'il faut te quitter, mon cœur soit près de toi... bien près!