Maître Wolframb

Millet

Seigneur, qui gouvernes la terre,

Dont nous suivons la sainte loi,

Permets que ma voix solitaire

Comme un parfum s'élève à toi!

Jouet d'une vaine pensée

Un instant j'oubliai tes lois

Et dans mon ivresse insensée

Je méconnus ta sainte voix

Et cependant, maître du monde,

Tu pris pitié d'un fils pervers,

Et la lumière qui m'inonde

Fit naître en moi de doux concerts.

L'ardeur féconde qui m'enflamme,

La gloire qui sait m'animer,

Tout vient de toi, soleil de l'âme,

comment pouvoir ne pas t'aimer.