Assise, seule
R. d'Anvers
J'avais relevé les lourds rideaux afin d'admirer la lune brillante
Et j'étais appuyée sur la balustrade face au vent d'ouest
L'haleine de la nuit m'arrivait tout impregnée des senteurs troublantes
La jade rosé du fleuve envahissait à l'horizon le jade vert du vide.
Au pied des herbes, chantait le grillon
Tandis qu'au delà du ciel retentissaient les cris des cigognes invisibles
Les souvenirs du temps passé me reviennent et me reviennent toujours
Et, ce soir encore, personne n'est là pour partager mes pensées.