Las! ô pauvré Didon
A. Bertrand
Las! ô pauvre Didon contre amour qui fostine,
Furieux dans ton coeur ne scauroit on trouver
Quelque piteux secours qui te puisse sauver
Des assaus de la mort ja preste à ta ruine:
Laisse laisse forcer les flotz de la marine
A ce traistre cruel. Ha, te veux je priver
Encore de tout espoir, et toy-mesme grever
D'un fort glaive enfonçant ton indigne poitrine.
S'il te laisse pourtant il n'eschapera pas
La vengeance des dieux qui talonne ses pas.
He voy avec ta seur, ta tumbante Cartage.
Ne croy helas ne croy cest amour desraiglé
Qui te force le sens car il est aveuglé
Et ne trompe ton mal par un plus grand dommage.