A ton frere Paris tu sembles en beauté

G. Boni

A ton frere Paris tu sembles en beauté,

A ta sœur Polyxene en chaste conscience,

A ton frere Hélenin en prophete science,

A ton parjure ayeul en peu de loyauté;

A ton frere Paris en brave royauté,

Au viellard Antenor en mieleuse éloquence,

A ta tante Antigone en superbe arrogance,

A ton grand frere Hector en fiere cruauté.

Neptune n'assit onc une pierre si dure

Dedans le mur Troyen, que toy pour qui j'endure

Un million de morts; ny Ulysse veinqueur

N'emplit tant Ilion de feux, de cris, et d'armes,

De soupirs, et de pleurs, que tu combles mon cœur,

Sans l'avoir mérité, de sanglos et de larmes.