Mille vrayment et mille voudroient bien
G. Boni
Mille vrayment, et mille voudroyent bien,
Et mille encor ma guerriere Cassandre,
Qu'en te laissant je me voulusse rendre
Franc de ton reth, pour vivre en leur lien.
Las! mais mon cœur, ainçois qui n'est plus mien,
Comme un vrai serf, ne sçauroit plus entendre
A qui l'appelle, et mieux voudroit attendre
Dix mille morts, qu'il fust autre que tien.
Tant que la rose en l'espine naistra,
Tant que sous l'eau la baleine paistra,
Tant que les Cerfs aimeront les ramées,
Et tant qu'Amour se nourrira de pleurs,
Tousjours au cœur ton nom et tes valeurs,
Et tes beautez me seront imprimées.