Couplets de l'opéra de «La Romance»
Berlioz, Hector
Mon cœur s'ouvrait au sentiment
De ses vers j'admirais la grâce
Je lui prêtais leur enjouement
Je lui prêtais leur noble audace.
Ils étaient dictés par l'amour
J'eus peu de peine à les apprendre
J'aimais à les chanter le jour,
La nuit, la nuit, la nuit encor
Je croyais les entendre.
Je m'enivrais de cette erreur,
C'était un caprice frivole,
Mais tout à coup j'ai vu l'auteur,
Et j'ai reconnu mon idole ;
Il était déjà mon vainqueur,
Je ne pouvais plus m'en défendre,
Quand l'esprit parle pour le cœur,
Comment peut-on s'empêcher de l'entendre.