Minverne ou tombeau de Ryno
Berlioz, Hector
En vain la mort a fermé la paupière,
O mon héros ! je marcherai sans bruit.
Pour me glisser en ta couche dernière,
Dans le silence et l'ombre de la nuit.
Vous qui m'aimez, vous mes chères compagnes,
Vous me cherchez -- vous ne me trouvez pas.
Je crois vous voir, en nos belles campagnes,
Suivre en chantant la trace de mes pas.
Vos chants si doux plaisent à mon oreille,
Loin de Ryno, vous charmiez mon ennui.
Ne chantez plus- mon cher Ryno sommeille.
Ce qu'il aima, sommeille auprès de lui.