Appaisement

C. Unger

Toi, qu'un geste, un mot chagrine

t'atteignant sur ton chemin,

pense à la bonté divine

qui revient tous les matins:

Tiens en l'âme, et bride haute

ta colère en pense en toi:

Dieu te pardonna tes fautes,

non pas une, mais cent fois.

Sois donc prêt, sans plainte encore

au pardon tu dois venir,

comme à chaque neuve aurore

il est prêt à tout bénir.

Bénis-le! toi, qui possèdes

l'art du chant consolateur,

qui, comme un puissant remède

vient de paix remplir ton cœur.