En s'embarquant

C. Unger

J'étais debout au pied du mat,

fixant le flot qui passe.

Adieu, mon beau, mon beau pays!

Ma barque fend l'espace.

Je passe au pied de sa maison,

sa vître en feu ruisselle,

mais j'ouvre et j'ouvre en vain les yeux,

personne qui m'appelle.

Toi, larme, allons, que me veux-tu?

Mes yeux n'y voient qu'à peine;

veux-tu déjà, mon pauvre cœur,

te fendre sous ta peine?