Pensers d'automne
C. Unger
Si ce n'était que la beauté
avec les ans qui fuit!
Mais triste à dire en verité,
le cœur se fane aussi.
Quand la jeunesse disparait,
quand œil s'est déprimé,
nos cœurs oublient, eux qui brulaient,
combien oils ont aimé!
Et puis nos lévres lanceront
sourires et bons mots,
eh bien! il ment ce vert gazon
qui croît sur ces tombeaux!
La nuit vient, puis vet la douleur:
tous ces mensonges, loin!
Tout notre cœur a soif de pleurs,
mais il n'en trouve point.
On est si pauvre, on est si las!
Pourquoi? Le sait on bien?
On sent son cœur tombé si bas,
et son bonheur à rien!